29 avril – 13 juin 2026
Vernissage le mercredi 29 avril de 15h à 21h,
Galerie Backslash, 29 rue Notre-Dame de Nazareth, 75003 Paris
Pour sa première exposition à Backslash, l’artiste pluridisciplinaire Frédérique Lucien présente un ensemble d’œuvres inédites qui s’inscrivent dans le prolongement d’une recherche engagée dès les années 1980, notamment au sein de la galerie Jean Fournier. Fidèle à son exploration des territoires du végétal, du minéral et du vivant, elle tisse un continuum sensible où les formes, les matières et les rythmes dialoguent, comme autant de manifestations d’un même souffle. L’exposition se déploie en ensembles de céramiques, de pastels et de papiers découpés, composant un véritable abécédaire de son iconographie personnelle. Chaque œuvre y apparaît comme une lettre, fragmentaire et essentielle, d’un vocabulaire plastique singulier, patiemment élaboré au fil du temps. En explorant de nouvelles séries, matières et motifs, Frédérique Lucien renouvelle sans cesse son geste tout en faisant advenir un ensemble d’œuvres immédiatement reconnaissables, comme si chaque forme, malgré sa nouveauté, se souvenait d’un langage déjà là.
Conçue comme une forme autonome, l’exposition s’invente une scénographie intégrale et un parcours habité par le regard et le pas, offrant au visiteur l’expérience d’un monde à parcourir, semblable à un jardin anglais où l’ordre et l’imprévu, la rigueur et la liberté, composent l’univers de l’artiste. L’exposition met en lumière la cohérence d’une œuvre qui, depuis plus de quarante ans, interroge avec constance les relations entre observation, mémoire des formes et invention plastique.
Depuis la fin des années 1980, Frédérique Lucien développe une œuvre subtile et protéiforme, nourrie d’une observation minutieuse du végétal, du minéral, de l’organique et du corps humain. Par la répétition et la variation, sa pratique multidisciplinaire est ancrée dans le geste du trait et de la forme. Elle élabore ainsi une oeuvre unique où le motif devient prétexte à une exploration formelle, loin de toute imitation. Ces fragments botaniques ou anatomiques prennent alors corps dans un entre-deux troublant : par le dessin au fusain, la découpe de métal, la céramique ou la sérigraphie sur verre, elle explore les tensions entre vide et plein, opacité et transparence, surface et profondeur. Chez Lucien, l’observation devient langage. Son œuvre délicate et précise dissèque ainsi la vie pour mieux en révéler sa vision poétique du monde.